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un mini aspirateur puissant mais limité – Les Alexiens


On ne présente plus SwitchBot, entreprise spécialisée dans les produits innovants ou apportant le petit truc en plus que n’ont pas les autres, alors quand la marque se met aux aspirateurs robots, c’est encore pour faire différemment. Et c’est le cas avec ce SwitchBot K10+.

Le K10+ est un mini aspirateur robot qui occupe 50% de volume en moins que les concurrents, mais qui offre une puissance identique pouvant aller à 2500 kPa. Silencieux, il propose une vidange automatique dans un sac de 4 litres, ou encore la possibilité de passer des lingettes humides. A 499.99€ hors promotion, est-il sans défaut ?

SwitchBot K10+ : petit mais costaud ?

Unboxing

Qui dit aspirateur, dit emballage réduit… en partie. En effet, l’emballage du SwitchBot K10+ reste malgré tout assez volumineux du fait de la présence d’une base d’auto-vidange, mais il reste plus compact que beaucoup de ses concurrents. Il reprend le code couleur rouge de la marque, ainsi que des visuels du produit et ses caractéristiques techniques. En accord avec la réglementation, tout est calé par des inserts en cartons et des sachets plastiques recyclables.

Le SwitchBot K10+ en tant que tel est effectivement très petit avec un diamètre de seulement 24,8 cm, là où les autres font de 30 à 36 cm. Sa hauteur est plus standard avec 9,2 cm. Poids plume, il pèse tout juste 2,3 kg. En effet, il est en moyenne 50% moins volumineux que ses concurrents, mais également moins lourd (1,5 kg de moins que certaines références). Fait en plastique blanc de type ABS, ses finitions sont excellentes, comme SwitchBot sait le faire.

Son épaisseur de 9,2 cm est due à un LiDAR permettant une acquisition de 2080 points par seconde. Il est couplé à une IA et une navigation SLAM (cartographie et localisation simultanées) afin de se repérer et aller au plus rapide. Vous verrez lors de ce test que des progrès sont encore à faire.

Comme tous les robots aspirateurs, mini ou pas, il est équipé de capteurs infrarouges qui lui permettent d’éviter les obstacles et de longer les murs. Ils lui serviront aussi à retourner à la base. La moitié avant est pourvue d’un pare-chocs qui renverra le robot en arrière s’il butte sur un obstacle. Sur le dessous, trois autres lui permettront de ne pas tomber dans des escaliers, par exemple. On repère des prises d’air sur les côtés.

Le dessus du SwitchBot K10+ est une plaque aimantée qui s’enlève pour donner accès à un bouton d’alimentation générale et à son ridicule bac à poussière. Nous ne saurions vous dire son volume, mais il est vraiment petit. Heureusement qu’il est accompagné d’une base de vidange automatique. Il est malgré tout pourvu d’un filtre HEPA. Il y en a un d’avance pour le changer, mais cela se fera avec un tournevis. Vous vous en doutez, il se s’agit pas d’un réservoir hybride pouvant contenir de l’eau…

L’appareil dispose de deux boutons en surface :

  • Bouton « Power » :
    • Allumez avec un appui long de 3 secondes.
    • Lancer un nettoyage global avec un appuis bref et le stopper de la même façon.
  • Bouton « maison » : appuyez pour envoyer le robot sur son socle ou mettre en pause le nettoyage
    • Pour mettre le robot en mode appairage : appuyer sur les deux boutons en même temps pendant 3 secondes.
    • Couleur (pour l’ensemble des deux boutons) :
      • Blanc : chargé ou en cours de nettoyage,
      • Blanc clignotant lentement : en charge,
      • Blanc clignotant rapidement : configuration Wi-Fi
      • Orange : batterie faible / en charge avec batterie faible,
      • Orange clignotant : robot déchargé ou erreur

Le dessous du SwitchBot K10+ est assez semblable à aux autres, si ce n’est qu’il est bien plus compact. Il y a une brossette latérale pour bien nettoyer le long des murs et canaliser la poussière sous le robot. Elle est donnée pour une durée de vie d’un an et une de rechange est fournie. Bien entendu, la brosse principale est plus petite que la moyenne avec 13,5 cm de longueur (durée de vie d’un an également). Elle est composée de poils pour balayer et des lamelles de plastique souple pour « gratter ». Elle a tendance à enrouler les poils et cheveux qui sont sur le sol. Dommage…

On retrouve la sempiternelle roulette 360° avant qui va permettre au robot de bouger dans tous les sens. A nettoyer régulièrement et réviser tous les ans.

Nous vous entendons de là : mais on ne peut pas passer la serpillère ? Hé bien si ! Enfin… Sur le papier en tout cas. Le SwitchBot K10+ est bien livré avec un support à lingette humide qui vient en lieu et place des traditionnelles lingette microfibre. En effet, pour utiliser les vadrouilles standards, il faut de l’eau, mais là… Il n’y en a pas. La marque a donc contourné le problème en les remplaçant par des lingettes humides que l’on peut trouver dans le commerce. Un paquet de 30 est malgré tout fourni. On apprécie le geste.

La lingette s’enroule très simplement autour d’un support en plastique dur et est retenue à l’aide de tétons de fixation, le tout se clipsant sous l’aspirateur. Première surprise, la plaque va alors cacher la brosse principale. Conclusion : le SwitchBot K10+ n’aspire plus quand il est en mode lavage. Seconde surprise, aucun système de pression ni de tampon pour l’épaisseur. Question : comment espérer laver quelque chose avec une lingette de 0,25 mm ?

Le mini robot est accompagné d’une station de recharge à vidange automatique. Cette dernière fait 26,1 x 21 x 32,3 cm et un poids de 3,4 kg. Pas forcément beaucoup plus légère, mais en tout cas bien plus compacte que les autres, elle peut recevoir un sac à aspirateur de 4 litres (2 sont fournis). Cela vous offre 70 jours de tranquillité en moyenne. SwtichBot a prévu un logement pour le support à lingette et un petit outil pour nettoyer les brosses qui prennent place sous le couvercle de la station. Un bon point.

Les deux contacteurs permettront au robot de venir se recharger. Elle est également équipée d’un indicateur LED, juste au-dessus du dock, reprenant les même que les boutons du robot. Enfin, il y a un capteur de présence de sac pour éviter de vidanger dans le vide. Simple, mais efficace.

Côté accessoires, nous avons donc deux sacs à aspirateurs de 4L, un paquet de 30 lingettes humides (qui sentent bons en plus), 2 brossettes et 2 filtres HEPA. Et bien sûr, il y a une notice… en anglais, en chinois et en coréen.

Caractéristiques techniques

  • Marque : SwitchBot
  • Modèle : SwitchBot K10+ Mini Robot Vacuum
  • Origine : Chine, Shenzhen
  • Puissance d’aspiration : 2500 Pa au maximum.
  • Bac à poussière : oui
  • Réservoir d’eau : non
  • Puissance variable : oui, balayage : 600 Pa, standard : 1000 Pa, puissant : 1600 Pa et Max : 2500 Pa
  • Débit d’eau variable : NA
  • Puissance nominale : 30 W
  • Fonctions : balayage, aspiration ou lavage via lingette humide
  • Nettoyage :
    • – automatique (« Maison entière » dans l’application) : nettoyage de l’ensemble de la carte
    • – nettoyage d’une ou de plusieurs pièces sélectionnées (« Pièce » dans l’application),
    • – nettoyage de zone. Dans l’application, sélectionnez une zone à nettoyer via l’onglet « Superficie » dans l’application. Tracez un rectangle ou un carré sur la zone choisie et appuyez sur démarrer pour lancer le nettoyage.
  • Surface : 90 à 100 m² avec une charge.
  • Type de lavage : avec une lingette humide
  • Zones interdites : oui, via l’application. Il y a également des zones restreintes où ne pas passer quand l’aspirateur est en mode lavage.
  • Carte virtuelle : jusqu’à 10 cartes possibles
  • Type de filtre : HEPA
  • Navigation : par Lidar, capteurs IR et pare-chocs.
  • Autonomie : 2 heures 30 environ
  • Durée de chargement : 3h30 à 4 heures
  • Batterie : Batterie Lithium-ion de 3200 mAh
  • Fonctionnement à la voix : oui, avec Alexa, G.H ou Siri avec la Skill / Add-ON SwtichBot
  • Application : SwitchBot
  • Bruit : Valeurs relevées lors de nos tests :
    • 48 dB(A) lors du balayage
    • 55 dB(A) en mode standard
    • 64 dB(A) en mode puissant
    • 70 dB(A) en mode max
  • Connectivité : Wi-Fi IEEE802.11 b/g/n 2.4 GHz et BTE (pour l’installation)
  • Dimensions du robot : 248 mm de diamètre et 92 mm de hauteur
  • Poids du robot : 2,3 kg
  • Dimension de la station : 261 x 210 x 323 mm
  • Poids de la station : 3,4 kg
  • Puissance nominale de la station : 30 W
  • Capacité du réservoir : 4 litres
  • Bruit : 80 dB(A) en cours de vidange.

Le Mini Robot K10+ est très petit par sa taille, l’un des plus petits si ce n’est le plus petit, et tout a été pensé pour gagner de la place. Cela a été jusqu’à la station de recharge relativement compacte. Mais malgré cela, il propose une puissance très intéressante de 2500 Pa, une application assez aboutie et peu ou prou les mêmes caractéristiques que les appareils plus gros. En revanche, pour reminiaturiser cela, il est nécessaire de faire des concessions et la plus flagrante est l’absence de réelle serpillère. Vous utiliserez des lingettes humides et on ne peut que s’attendre à un résultat moyen, au mieux. La batterie est aussi plus petite, donc l’autonomie est amoindrie. Sa petite taille peut aussi faire craindre une vitesse de travail moindre.

SwitchBot K10+ : installation et application

Comme pour tous les produits SwitchBot, il faut utiliser la skill éponyme (du grec ancien epônumos qui veut dire « dont vient le nom »). C’est vraiment une application passe partout qui permet de gérer les thermomètres tels que le SwitchBot Meter Plus, mais aussi les caméras et donc les robots.

Pour installer le SwitchBot K10+, mettez votre mini bot sous tension, branchez sa base, mettez-le en charge et en parallèle activez le Bluetooth de votre Smartphone. Prenez bien soin de connecter votre téléphone sur le réseau Wi-Fi auquel le robot est destiné, en utilisant bien le 2,4 GHz. Vous connaissez la chanson, non ?

Ensuite, dans l’application, appuyez sur le « + » en haut à droite puis sur « ajouter un nouvel appareil » et avec grâce à cette procédure « friction less », le robot va remonter directement une fois que vous l’aurez mis en mode appairage (appuyez 3 secondes sur les 2 boutons du robot). Si ce n’est pas le cas, vous pouvez aussi le sélectionner dans le menu. Ensuite, choisissez votre réseau et entrez vos identifiants, puis autorisez la connexion au réseau Wi-Fi. L’installation du K10+ prend environ 2 minutes. Pour finir, donnez lui un nom et nommez la pièce où il se trouve…

Même si l’application SwitchBot est polyvalente, elle a la bonne idée d’être totalement adaptée aux appareils associés. Ainsi, en allant sur votre robot, vous avez une présentation identique ou presque à ce que font les applications dédiées.

Attention à une petite subtilité assez bien vue :

  • Une sélection simple ouvre une synthèse où vous pouvez lancer un nettoyage, mettre en pause ou l’envoyer à la base,
  • En sélectionnant « more », vous pouvez entrer sur la page robot en tant que telle.

Afin d’accéder à la totalité des options du K10+, il est nécessaire de lui faire faire une cartographie « rapide » de votre logement. Pour cela, laissez faire un nettoyage. Pourquoi « rapide » ? Car lors de nos tests, cette dernière a pris une demi-journée. Dans un premier temps, il a dû se recharger (nous avions sous-estimé la durée nécessaire) puis il s’est retrouvé bloqué plusieurs fois sur un tapis ou dans différents coins de la maison… Mais comme on dit au golf : un mauvais départ n’empêche pas le par. On va mettre ça sur la timidité.

Une fois cela fait, vous accéderez à la page d’accueil et ses possibilités :

  • Page d’accueil du SwitchBot K10+ avec la surface nettoyée, la durée, la superficie à faire mais aussi le cheminement du K10+, la batterie restante…
  • Trois onglets :
    • Maison entière : pour faire un nettoyage total
    • Pièce : venez choisir de nettoyer une pièce ou plusieurs en fonction d’un ordre que vous aurez décidé
    • Superficie : nettoyage de zone en venant tracer un rectangle sur une portion de la carte.
  • Il y a différentes tuiles en vert de part et d’autre de la carte :
    • Plan de nettoyage : définissez pour chaque pièce le nombre de fois où le robot va passer et sa puissance
    • « Nombre de fois de nettoyage » : comme juste au-dessus, mais en ponctuel.
    • Zone interdite : possibilité de créer 3 types de zones :
      • Murs virtuels : le K10+ ne peux pas aller au-delà. Pratique pour interdire une pièce par exemple,
      • Zone interdite : le robot n’y passera pas, ni en aspiration, ni en lavage,
      • Zone à ne pas laver : le k10+ aspirera sur la zone si en mode aspiration mais ne lavera pas. A utiliser pour les tapis car sinon il les serpille.
    • Mode aspiration ou lavage : donne le statu du type de fonctionnement. Pour le mettre en mode lavage, il faut installer le support à lingettes.
    • Balayer dans l’ordre : un peu comme l’onglet pièce mais on peut définir dans le cadre d’un nettoyage global
    • Empty Dust : vidange à la demande du bac à poussière
  • Il y a sur le bas 4 onglets :
    • Le statut de la charge ou non du robot : en cours de fonctionnement, si on clique dessus, il revient à la station,
    • Balayer : c’est pour l’envoyer faire son devoir. En cours de fonctionnement, cela permet de le mettre en pause
    • Mode : venez choisir entre les 4 modes d’aspiration.
    • Plus : on va le détailler en dessous

L’onglet « Plus » permet d’accéder à d’autre outils plus ou moins utiles et fonctionnels :

  • Modifier la carte : vous viendrez scinder (« superficie divisée » ou fusionner (« superficie fusionnée ») les zones issues de la cartographie. Vous pouvez aussi les renommer. Assez simple d’utilisation, contrairement à d’autres applications. Sélectionnez deux zones et faites fusionner pour les amalgamer. Pour scinder, sélectionnez une zone et venez tracer le trait de délimitation. A vous de jouer entre les deux possibilités pour faire des découpages plus précis si vous le souhaitez.
  • Carte : venez les gérer, c’est-à-dire les charger ou les supprimer. Vous pouvez en avoir jusqu’à 10.
  • Programmé : comme cela le laisse supposer, c’est la création de planning de nettoyage où vous venez déterminer l’heure de passage et les zones,
  • Rapport de nettoyage : accès aux différentes sessions de nettoyage, la surface, la durée, …
  • Forfait voix (sic) : par défaut, le robot est en anglais. Vous avez 3 autres voix, toutes japonaises : Nekochan (petit chat), japonais (féminin) et japonais (masculin). Pas de français.
  • Trouver un robot : appuyer dessus et le K10+ vous dira où il s’est bloqué. Si vous le mettez en Nekochan, vous aurez droit à « Nia ! koko ni imasu ! » (Miaou ! je suis ici !).
  • Mode télécommande : pour piloter son robot via son téléphone. Un truc qui ne sert à rien.
  • Durée de vie des accessoires : cela ne fonctionne pas. C’est sensé vous donner la durée de vie restantes avant remplacement des brossettes, brosses… Mais rien ne s’affiche lors de nos test…

En cliquant sur la roue crantée en haut à droite, vous entrez dans les paramètres généraux du K10+. Ils sont assez standards :

  • Ne pas déranger : c’est un créneau horaire pendant lequel l’aspirateur ne reprendra pas son nettoyage s’il ne l’a pas fini, ne videra pas son bac à poussière et ne parlera pas.
  • Réglage du volume de diffusion : choisissez le volume sonore de la voix du minibot.
  • Dust Collection Settings : 4 possibilités de fréquences s’offrent à vous :
    • Affichage de la vidange à la demande,
    • Light : vidange à intervalle long, c’est-à-dire toutes les 90 min. Vu la taille du collecteur du robot, cela semble déconnecté d’une utilisation pratique.
    • Regular : vidange toutes les 75 min.
    • Enhanced : fréquence la plus courte avec une vidange toutes les heures. C’est vraiment le minimum vu le bac à poussière. Il est étonnant et dommage que la marque ait choisi de rattacher la vidange à une durée d’utilisation et non une surface.
  • Button Light : permettre l’allumage des LED
  • Child Lock : sécurité enfant
  • Mode Anticollision : pour que le K10+ soit plus conscient de son environnement et éviter les obstacles plus facilement. Au détriment du nettoyage.
  • Carpet mode : auto-boost quand le robot passe sur un tapis. Attention, ce n’est pas pour ça qu’il ne passera pas dessus en mode lavage.
  • Service Cloud : allez ici pour lier l’application aux assistants vocaux

Un robot compatible Alexa et Google Assistant

Pour piloter à la voix votre SwitchBot K10+, il vous suffit d’activer la skill SwithBot ou l’extension du même nom dans l’application de votre assistant favoris : Alexa ou Google Home.

Lors de nos tests, le K10+ fut bien reconnu par Alexa, mais il apparaissait tout le temps comme étant hors ligne ou ne répondant pas. Nous mettrons ça sur le compte de la jeunesse du robot, pas encore sur le marché au moment du test, mais vous devriez logiquement pouvoir changer la puissance et l’envoyer nettoyer à la voix.

Sous Google Home, pas de soucis, il est d’ores et déjà utilisable, mais reste limité dans le sens où il est seulement possible de l’envoyer nettoyer puis revenir à la station d’accueil. Cela dit, l’utilisation des robots aspirateurs avec les assistants vocaux reste toujours quelque chose de dispensable.

SwitchBot K10+ : notre avis complet

Plusieurs jours de tests nous ont permis de déceler les atouts du SwitchBot K10+, mais également ses défauts. Une chose est sûre, il nettoie relativement bien et il passe partout. Sa petite taille lui permet de se faufiler entre les pieds de table et de chaises sans forcément avoir à tout déménager pour lui faire de la place. Il va également passer sous la plupart des meubles. Il est donc particulièrement adapté aux petites surfaces ou aux pièces encombrées.

Il est également peu bruyant avec son système SilenTech ™, surtout dans les puissances les plus basses. La puissance est d’ailleurs au rendez-vous avec jusqu’à 2500 Pa au maximum. Lors de nos tests, nous avons rarement utilisé le mode puissant, lui préférant le mode standard bien suffisant la plupart du temps. Les résultats sont plutôt bons.

Le SwitchBot K10+ s’en sort très bien sur le carrelage.Jean-Christophe – Les Alexiens

Le SwitchBot K10+ s’en sort très bien sur le carrelage, le parquet mais également sur les tapis à poils ras. Il aspire les cheveux, les poils d’animaux, les croquettes et les poussières sans problème. Cela est en partie dû au fait qu’étant moins large que les autres, il fait des passages plus resserrés et passe donc plus de fois qu’un appareil standard sur une même surface. Là où un aspirateur passerait 3 fois pour faire la zone, le K10+ va passer 5 fois. Malheureusement, de cela découle l’un de ses plus gros défauts : sa lenteur !

En effet, la marque annonce 90% de passage en plus, donc en gros 2 fois plus sur une même zone, ce qui veut dire qu’il est plus ou moins deux fois plus lent. Les roues ayant la même taille que les autres, sa vitesse de marche avant est la même. C’est l’amplitude de nettoyage qui change. Il faut compter 2 minutes pour nettoyer 1 m², là où les autres mettent entre 1 minute et 1 minute 30 pour les plus lents. Il est donc 50 à 100% plus lent que les autres aspirateurs. Son autonomie s’en trouve en partie réduite (aussi à cause la batterie peut puissante) et vous ne pourrez donc nettoyer que 90 m² avec une charge, 100 m² grand maximum.

Autre problème, le K10+ se perd souvent. Il va rester parfois 2 ou 3 minutes dans un même coin, soit à passer et repasser soit à tourner en rond… D’où sa lenteur globale. Il reste également coincé sur les tapis à poils mi-longs et épais…

Heureusement, la reconnaissance des obstacles est efficace, à condition qu’ils soient bien visibles. Des obstacles trop fins comme des pieds de tabouret en métal ou des câbles ne sont pas détectés. C’est dommage.

Que dire du lavage ? Pas grand-chose si ce n’est qu’il n’a aucun intérêt et qu’il est purement gadget. En effet, comme nous l’avons vu, la lingette humide se place sur un support en plastique dur. L’épaisseur négligeable de la lingette fait qu’en gros, vous raclez sur un sol dur un support dur. Il n’y a aucun système de tampon qui mettrait un minimum d’épaisseur entre le sol et la plaque de plastique, et permettrait donc d’appuyer un tant soit peu sur le sol tout en diffusant cette pression de façon homogène sur le support. Ainsi, on aurait pu espérer au minimum des résultats tout juste acceptables. Ce qui n’est pas le cas.

Ici, la lingette laisse sur le sol quelques traces humides de temps en temps, un peu plus là où elle fait des bourrelets, mais ce robot ne nettoie rien du tout. Et quand il lave, le K10+ n’aspire pas. Donc s’il passe sur une poussière un peu plus grosse, il va la coincer sous le support et la trainera partout avec un bruit d’enfer (attention à ne pas rayer le parquet). Ajoutez à cela que passé une demi-heure, la lingette humide est sèche. A ce niveau-là, ce n’est pas un défaut mais une blague et la marque aurait pu s’en passer pour baisser le prix du robot. En effet, 499€ hors promotion est un prix bien trop élevé pour les caractéristiques et options que ce robot propose.

Nous vous invitons à le voir en fonctionnement sur notre vidéo (likez, abonnez-vous, ça fait plaisir) :

 

Pour conclure, le mini aspirateur robot SwitchBot K10+ est une bonne surprise sur certains aspects mais souffre de défauts réels. Sa petite taille le rend particulièrement adapté à des studios, de petits logements ou des pièces encombrées de meuble. Avec ses 24,8 cm de diamètre, il passe partout : entre les pieds de tables, de chaises, sous les meubles… Ayant un bac à poussière ridicule, sa station de charge à vidange automatique de 4 litres est un réel atout. Un peu bruyante, elle contraste avec le robot qui est assez silencieux (entre 48 et 70 dB(A)).

Malgré sa petite taille, le SwitchBot K10+ aspire très bien et sa puissance de 2500 Pa est assez impressionnante. Son petit diamètre fait qu’il va passer 90% plus sur une même surface qu’un aspirateur standard, d’où un meilleur nettoyage car il passe plus de fois, en fréquence, sur une même zone. Mais de là découle une vitesse de nettoyage relativement lente et il est pPresque 2 fois plus lent que les autres appareils du marché. Sa batterie est aussi plus petite, son autonomie est donc réduite et il ne pourra couvrir que 90 m² environ par session. Il détecte assez bien les obstacles visibles, mais a tendance à rester coincé régulièrement. Il n’aime pas les tapis, hormis ceux à poils ras.

Mais son plus gros défaut est le mode lavage. Il n’a pas ni serpillière, ni de réservoir d’eau, seulement une lingette humide sur un support en plastique dur. Ainsi, il trainera sous lui un tissu relativement fin qui ne lave rien et qui viendra bloquer les poussières dans un bruits d’enfer (il n’aspire pas en mode lavage). SwitchBot aurait pu s’abstenir de ce gadget inutile et risible. Surtout à 499€ hors promotion, un prix bien trop élevé pour ce que propose ce SwitchBot K10+. Heureusement, vous pouvez bénéficier d’une remise de 100€ sous forme de coupon jusqu’au 27 novembre 2023. A ce prix, ça vaut vraiment le coup / coût de se poser la question.

 



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